Rêverie du 1er septembre

On désire malgré tout être compris. Cela est un obstacle. Les événements arrivent les uns sur les autres, en même temps. Ainsi doivent l’être les mots. Sans ordre, pas de pensée, donc pas de compréhension. On écrit véritablement, donc personne ne comprend, soi-même pas plus qu’un autre. Quoique les auteurs réellement illisibles soient très peu nombreux. Cependant si l’on écrit ainsi, on prend le risque du délire pour universitaires. Les expérimentations sont passées de mode, nous en sommes revenus aux romans avec passages obligés ; Aristote, revenu, nous pondrait une Poétique dévoilant la structure des œuvres-phares de la rentrée littéraire. … Continuer de lire Rêverie du 1er septembre

Fin de mai

Le mois se termine avec la folie des conseils de classe de 3e. J’ai cédé, en fin d’année dernière, en acceptant d’être professeur principal sur ce niveau. Il y avait je crois, dans cette décision, une forme d’expiation du fait d’être un « agrégé de collège », c’est-à-dire indéniablement un privilégié ; et puis l’envie de m’intégrer dans une équipe en montrant de la bonne volonté. Ces quelques jours marqués par les bulletins, les orientations, les « bilans de compétences », les appels nombreux aux parents visiblement perdus comme nous dans la jungle administrative, et la préparation des oraux de brevet, avec en toile … Continuer de lire Fin de mai