Fragments, 4 février 2026

Lentes approches des vacances, lentes fatigues qui s’approfondissent, longue échelle de moments agréables mêlés aux tracas habituels du tripalium. Pour le travail sur les nouvelles fantastiques, relecture de plusieurs textes d’E.T.A Hoffmann. Les Allemands fêtent les 250 ans de sa naissance ; en France, rien. Tout le romantisme allemand demeure pour l’essentiel en jachère, et c’est sans aller vers des auteurs décisifs comme Ludwig Tieck, Clemens Brentano, Bettina von Arnim ou Achim von Arnim (seul ce dernier ayant eu un semblant de retentissement durable dans l’histoire littéraire, grâce aux nombreuses mentions qu’en fit André Breton). Autrefois, mon vocabulaire allait naturellement … Continuer de lire Fragments, 4 février 2026

La dernière cigarette

Héraclite : Si tout n’était que fumée, on connaîtrait parles narines. Devant ce bar qui diffusait MGMTà fond, je te demandai unecigarette. C’était la der nière de ton paquet. Ilfallut la partager, bouffée pour toi, bouffée pour moi. Peut-être n’existes-tu que dans mon rêveou dans ma mémoire, ce quirevient au même. C’était mon âge ténébreux, un temps depages brûlées et d’yeux ouverts. Partout les feux se déclaraient, comme on dit. Beaucoup de fumée,mais incendie invisible. Commela poésie autour des mots. Continuer de lire La dernière cigarette

Poésie du dimanche (28) : Catastrophes, 5, « la fin de l’aventure ».

Comment mesurer l’importance d’une revue, d’un groupe, d’un ouvrage ? Les sociologues ont des outils pour cela. Nous, les simples lecteurs, demeurons dans notre subjectivité : il est d’abord bon d’identifier pourquoi cette revue, ce groupe, cet ouvrage, ont eu de l’importance … Continuer de lire Poésie du dimanche (28) : Catastrophes, 5, « la fin de l’aventure ».

Fragments, 23 janvier 2026

23 janvier sur wordpress : une part substantielle des articles qui me tombent sous les yeux contiennent le lit « vide ». Tantôt l’état mélancolique, tantôt l’écho des discours politiques à Davos, probablement un spectral mélange des deux. Une collègue demande à sa classe ce que veut dire « antisémite ». Un élève répond : « C’est le produit qu’on met sur les blessures. » La grande interrogation des élèves quand on fait des séances sur l’orientation : « c’est vrai qu’il y aura piscine au lycée ? » Les exclamations horrifiées après la réponse affirmative. Adorno c’est Nietzsche sans les points d’exclamation. À 11 h 04, le … Continuer de lire Fragments, 23 janvier 2026