Journée
Ère des canicules relatives, je boisun deux trois quatre cinq martinis,les voisins déballent leurs aventures libertines,est-ce un traquenard ? non même pas,ils sont juste bourrés. Le barman me faitde l’oeil. Rentrés à la maison on rigole,je vais courir en forêt pour dessouler. Dans le village un chat, une affiche deMarine Le Pen déchirée, des gens chantent en faisant le ménage. Sur le chemin des tilleuls, des pommiers, des troènes.L’eau coule claire, près d’un graffiti GHOST.Devant les papillons je pense à Nabokov.Je crois qu’il faut mettre en jeu son existence,écrire des poèmes au risque de disparaitre.Redescendant, silence relatif : peu d’oiseaux,quelques … Continuer de lire Journée