Intermède

Certaines injonctions nous font suspendre le cours normal de nos action. C’est ce que je pense, en ce fin de semaine, comme si « le cours normal de nos actions » existait. Il y a bien sûr la routine, mais il y a tout ce qu’on fait autour, tout ce à quoi on accorde de la valeur existentiel. Par exemple, la semaine dernière, je songeais à ce que j’allais lire et écrire, prévoyant quelques thèmes, mots et idées à déployer, -là-dessus a surgi la Dotation Horaire Globale (DHG) de l’établissement scolaire où j’enseigne. Arrivé cette année, j’ai constaté que l’action syndicale était … Continuer de lire Intermède

Tout, en même temps

Tout arrive en même temps. Voilà quelque chose que je ne suis pas encore arrivé à bien dire sur ce site, sans doute à cause de l’usage de la prose, tandis que dans mes cahiers je me laisse aller aux télescopages (ce qui donne parfois des poèmes, mais surtout de la prose coupée, un retour à la ligne erratique et sans rythme fixe). Dès qu’on écrit sur un réseau, et WordPress en est simplement un où l’on écrit, on a tendance à chercher la clarté, la transmission d’un propos net. Je le fais aussi, parce qu’il m’est souvent arrivé d’avoir … Continuer de lire Tout, en même temps

Printemps des Pouets

Le débat sur le parrainage du Printemps des Poètes par Sylvain Tesson nous a d’ores et déjà offert suffisamment de textes pour réaliser toute une thèse sur le sujet. La pétition de 1200 poètes contre ce parrainage, dans Libération, en fut le point de départ. Il y eut ensuite la torrent d’injures dans les médias de droite (Figaro, Valeurs actuelles, Le Point…), mais surtout des interventions ponctuelles, beaucoup plus intéressantes : Claro, Adeline Baldachino, Frédéric Forte, William Marx, André Markowicz, entre autres. Beaucoup n’ont tout simplement pas compris pourquoi le choix de Sylvain Tesson avait été fait. Il est en … Continuer de lire Printemps des Pouets

Un moment

Dans la voiture arrêtée, une chanson de Fontaines D. C., se terminait. La voix de Grain Chatten allait descrendo, après une lamentation trouble et obstinée. Derrière le pare-brise, un buisson famélique semblait traîner une longue peine hivernale. Un merle, sur la droite, allait de branche en branche. Les trouées du buisson laissaient voir, en haut, le viaduc de l’autoroute A40 mais, avant cela, un immense parking où les voitures étaient éparse, puis un bâtiment désaffecté. Là, je me suis rappelé d’autres images, d’autres moments semblables. Rungis, Bourgoin-Jallieu, Meyzieu, Valserhône : une file continue d’ambiances post-industrielles sous un ciel gris. Est-ce … Continuer de lire Un moment