Avancées (2) : 1er janvier 2025

Résolutions. L’article précédent se terminait sur la volonté d’être plus concis dans ces articles mêmes, puis celle d’avancer sur le travail strictement poétique.

Situation. En vacances à Vallauris. Cinq dans vingt mètres carrés, du soleil, de l’amour, tout ce qu’il faut. Une bonne centaine de copies à corriger. S’organiser pour tout corriger et écrire est la gageure de la semaine. Il y a de longues rédactions de 6e, écrites sur toute une semaine ; pour les meilleurs d’entre eux, un conte complet. Ce sont les copies les plus exigeantes à la correction, puisqu’il y a à la fois des questions narratives, syntaxiques et orthographiques. Je tente d’en corriger une dizaine par jour, j’arrive toujours à un peu moins, ce qui est déjà pas mal ; -souvent pendant qu’Elena fait de la pâte à modeler et me sert par intermittences des « pâtisseries » à manger. Entre deux phrases, je dois dire si je préfère un gâteau à la chantilly ou à la myrtille. Nous allons voir les amis, les membres de la famille qui vivent dans le sud. Alors que je m’étais dit que je n’achèterai presque rien cette année, à part les livres pour les chroniques poétiques contemporaines, nous passons à la bouquinerie de Vallauris ; j’achète un petit volume de Mandelstam, les poèmes de Catulle dans l’édition Guillaume Budé, ainsi que L’Écrivain et son sombre de Gaëtan Picon, trois ouvrages qui me procurent un grand plaisir de lecture. Tout ceci me ramène dans mes travers : je perds ma ligne directrice (la poésie) pour bifurquer de lecture en lecture. 2025 devrait être l’année de la discipline. J’écris dans les interstices, par à-coup. -Au matin du 1er janvier, quand je publie cet article, il me reste huit rédactions, quarante cahiers de lecteur et six rapports de stage à corriger.

Avancées.

Cent lieux : rien.

Centiers : je reprends depuis le début. Je rajoute de la ponctuation. C’est meilleur ainsi. Le rythme est à la fois plus clair et plus franc. Se pose la question de l’unité : en plus de la forme, j’avais commencé un lien thématique autour des oiseaux, mais cela s’est effiloché, je retourne naturellement à des méditations plus éthérées. C’est un travers à corriger.

Poésie du dimanche : avancée du travail sur perdre claire de Camille Ruiz. Du plaisir à travailler dessus. Une difficulté : réfléchir sur le lyrisme sans revenir pour la cinquantième fois sur les mêmes lieux communs des « réflexions sur le lyrisme », devenues l’exercice khâgneux par excellence. Je me mets à jour sur la notion de « scène » en poésie, remettant sur le tapis la vieille notion d’hypotypose. Comme je lis en parallèle Lamartine, je m’efforce de ne pas plaquer des concepts romantiques tout faits sur l’œuvre de Camille Ruiz, exercice qui serait facile mais mènerait à aplatir son livre plutôt qu’à en montrer l’étendue. -Au 1er janvier, l’article est presque terminé, il lui manque seulement une conclusion. Je commence à feuilleter Le Livre du large et du long de Laura Vazsquez, un peu en avance parce qu’il est, comme son nom peut l’indiquer, plus long.

Lectures :

-Terminé Raphaël de Lamartine.

-Lu perdre claire de Camille Ruiz.

-Beaucoup papillonné : Catulle, Mandelstam, Picon, Cartarescu. Quelques pages par-ci, quelques pages par-là, sans rien véritablement avancer, -à part le Picon, très intéressant au début, mais qui se perd conceptuellement, puis dérive en rêverie sur l’histoire de la philosophie de l’art.

Réseaux :

-Des critiques sur Babelio, toujours avec le même délassement léger.

Bifurcations :

Dans le Cahier Noir Action, quelques vers libres sur la musique sacrée de Vivaldi, puis sur Lamartine et Valentine.

Pas continué sur Philoctète, car je n’ai internet que sur mon téléphone durant cette semaine. Ce travail-ci reprendra-t-il ? Je ne sais pas. J’ai gardé les documents ouverts sur l’ordinateur, pour plus tard, s’il y a un plus tard.

Écrit une traduction libre d’un poème de Catulle, avec une petite présentation à usage des lecteurs du blog. Écrit une autre, moins bonne, non publiée.

Perspectives. Pour la deuxième semaine consécutive : il faudrait, dans la semaine à venir, me concentrer sur mes propres textes poétiques. Je les fuis, d’une certaine manière.

En vous souhaitant à tous une heureuse année 2025.

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