Le journal de la semaine dernière était court et décevant -pour moi en tout cas, vraisemblablement aussi pour le lecteur. Je l’écrivis un peu fatigué, avec des maux de ventre, après une journée sans grande avancée, et cherchais donc, en vérité, à me remotiver, me « recentrer », comme dit Alain Lecomte dans son commentaire. Dès l’après-midi qui a suivi, j’ai repris mes fichiers de Vie de classe pour les 3e de cette année, -les enseignants savent à quel point les classes à orientation accaparent le temps des professeurs principaux. J’ai ensuite refait ma progression de grammaire pour cette même classe ; cela fait deux ans que mon travail de la grammaire me satisfaisait peu.
-J’ai écrit ce premier paragraphe en pensant que j’allais beaucoup écrire et réfléchir sur l’écriture ; or, j’arrive au jeudi, un jour de retard par rapport au jour habituel de publication, sans avoir rien écrit. Pourtant, j’ai tout de même un peu écrit : des réflexions sur des expressions consacrées, des poèmes : pour chaque cas, deux articles ici en font état. Anaïs trouve que les poèmes sont bons, donc je suis content. Eu un appel téléphonique pour une proposition de publication, mais dans un autre domaine que ce que vous pouvez imaginer ; je n’en dis pas plus tant que rien n’est plus avancé.
Ensuite, il y a eu les enchaînements de la rentrée : pré-rentrée des enseignants le vendredi ; pré-rentrée en montagne avec les 6e le mardi ; pré-rentrée des 3e le mercredi. Ce même mercredi, nous rencontrions en délégation l’IA-DASEN (inspecteur académique – directeur académique des services) car nous réclamons un poste de surveillant en plus dans l’établissement et alertons sur le « climat scolaire », qui est assez pénible. Je passe les détails ; tout s’est passé assez sereinement dans les échanges. Nous avons obtenu un quart de poste. Si j’avais écrit ce texte hier, je vous aurais sans doute dit que tout s’était passé pour le mieux, mais comme il y a eu une altercation ce matin dans le cours impliquant une collègue, l’ambiance est tout de même lourde. Nous faisons grève mardi prochain. Pour plus de fun, certains d’entre nous enchaîneront avec la grève du mercredi.
En rentrant le soir, il y a le bain de la petite, la vaisselle, les lessives, le ménage, la vérification des cours pour le lendemain ; aussi, je commençais à me remettre à jour sur mes lectures de blog, et me rendis compte que chacun était rentré de vacances et que la masse à lire était énorme. Enfin, pas tant que ça, mais énorme quand on est pris par tout le reste. Entre temps, j’ai enchaîné les appels liés aux adaptations d’élèves : constitution de Plans d’Accompagnement Personnalisé, pour lesquels il faut voir la famille, discuter pour bien saisir ce qui est le plus profitable, etc. J’ai passé un grand nombre d’appels. On pourrait croire que ce fut pénible, mais non. Je suis content d’avoir perdu ma timidité vis-à-vis de ces appels, c’était une torture jusqu’à il y a quelques mois. Tout fut très cordial. Mais c’était long.
J’écris ceci dans l’urgence. Je comptais le faire pendant une heure de pause dans la journée, mais il y eut les livrets de langue puis un nouveau badge à aller chercher, puis le principal voulut que je passe dans son bureau. Il y a des détails bêtes : les horaires de l’établissement ayant changé, nous terminons le soir à 16 h 32 au lieu de 16 h 25. Cela fait sept de plus avant d’aller chercher les filles, à quarante minutes de là. Elles étaient fatiguées par leur rentrée. Tout le monde l’est. Comme j’écris dans l’urgence, pour ne pas arriver à vendredi, il y aura sans doute des fautes, de syntaxe et de goût, mais c’est ainsi. Ce weekend, nous passons en coup de vent à Paris pour l’anniversaire d’une amie. J’ai peu avancé dans La Faute de l’abbé Mouret de Zola, cet excellent roman dont il faudrait parler longuement. Un jour, peut-être.