Ceux qui me suivent savent l’importance de l’oeuvre de László Krasznahorkai dans mes réflexions. Aussi, sa réception du Prix Nobel de littérature, ce 9 octobre 2025, a été pour moi une grande joie.
Comme j’avais déjà écrit quelques articles ici sur ce grand romancier hongrois, Le Grand Continent m’a demandé de leur en proposer un portrait littéraire. Vous le trouverez ici : https://legrandcontinent.eu/fr/2025/10/09/qui-est-laszlo-krasznahorkai-portrait-du-nobel-de-litterature-2025/
Cet article est en partie issu de la longue rêverie que j’avais consacrée à l’auteur, lors de la sortie en France d’un de ses chefs-d’oeuvre, Le Baron Wenckheim est de retour. Cela commence ici : https://anathnosfe.fr/2023/04/08/en-lisant-laszlo-krasznahorkai-1/
Une petite note sur Petits travaux pour un palais : https://www.babelio.com/livres/Krasznahorkai-Petits-travaux-pour-un-palais/1519526/critiques/4253243
Et enfin, quelques petits poèmes : https://anathnosfe.fr/2024/03/30/pour-laszlo-krasznahorkai/
En y ajoutant, à nouveau, des remerciements aux éditions Cambourakis pour leur travail éditorial, et à Joëlle Dufeuilly pour son travail de traduction.
Merci. Ça m’inspire et j’explorerai.
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J’ai beaucoup de mal avec l’attribution du prix Nobel de littérature à László Krasznahorkai.
Ce qui me peine, ce n’est pas l’auteur en lui-même, mais ce que son œuvre semble incarner : une écriture du désespoir, une vision du monde où la conscience ne peut naître que dans le désespoir. l’âme slave de la beauté du tragique. Mais on y meure quand même.
Ce n’est pas une littérature de l’espérance, ni de la recherche de la joie.
Et le signe que renvoie ce prix Nobel, c’est celui d’un monde où le désespoir aurait gagné.
Bien sûr, ce n’est pas le prix Nobel de la paix. Mais tout de même — la littérature peut-elle se passer d’un souffle d’espérance ?
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Je crois que la fin de mon article pour Le Grand Continent répond à cela. « Seiobo est descendue sur Terre » est probablement le meilleur livre jamais écrit sur la beauté. Dire qu’il n’y a pas d’espérance chez Krasznahorkai me paraît un contresens, ne serait-ce qu’à cause de ce magnifique livre. Beaucoup de ses entretiens récents insistent sur cette dimension positive de son œuvre.
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effectivement toute création porte en elle la possibilité de contresens. Celui qui regarde, lit, touche ou ressent projette sa propre interprétation. Et si c’était justement dans ce contresens que naissait la cocréation ?
Après tout, qui peut vraiment savoir ce que voulait le créateur ? Peut-être que lui-même l’ignore.
Ensuite il y a le consensus statistique du plus grand nombre qui décidera, lui : oui, elle : non !
Il n’aurait pas été mon prix Nobel, mais je suis heureux pour vous que vous vous y retrouviez !
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Sensation un peu désespérante de ne découvrir un auteur qu’une fois qu’il a reçu le Nobel (je parle pour moi, bien sûr). Combien d’autres passeront hors de ma vie ?
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Admiration totalement partagé. Il faut, je crois, ajouté le grand humour de ces romans et aussi la beauté très présente dans Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l’ouest par des chemins, à l’est par un cours d’eau
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*partagée
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Au cas où, je signale la masse assez conséquente désormais d’articles écrits depuis quelques années tout de même sur Krasznahorkai et Tarr.
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