Un jour, un lieu

Le journaliste affiche la
même sérénité, parlant
d’un massacre dans une école

et des floraison printanières.
Le présentateur est l’affiche.
Images mélées, distordues,

comme un fleuve en crue, de nuit, dé
bouche dans le rêve (Bonnefoy).
Le poème affiche la même

inquiétude, la même horreur,
tout ceci dans le cauchemar
dans lequel il cherche à rêver,

ou plutôt à rendre possible
qu’un rêve ait un jour lieu. Un jour,
un lieu, un bord apparaîtra

où déposer la barque du
temps. Nous ne serons pas à bon
port tant que Shakespeare écrira

nos pièces (Heiner Müller). Des
marches funèbres retentissent.
Elles se fondent dans le silence.

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