Printemps 2026

Dans le lotissement, les habitants
ont sorti les tondeuses. Il fait beau,
c’est le printemps, des tas de poncifs me
viennent, je lutte contre leurs lueurs
(avec les poncifs, oui, couper les ponts).
Je pose trois livres en boîtes à livres
et saisis Comment tout peut s’effondrer.
J’achète une rose pour Anaïs
chez la seule fleuriste qui a sur
vécu aux supermarchés. Me balade
dans le bourg sous la montagne, écoute un
merle, regarde un magnolia, avec
le livre, la rose, et les gens me re
gardent comme si j’étais le romantisme
français. On n’y échappe pas. Les ponts
ne sont pas coupés, peut-être est-ce mieux
ainsi.

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