Le Cœur révélateur et autres nouvelles cauchemardesques

Avec Anaïs, nous proposons cette année une édition scolaire : Le Cœur révélateur et autres nouvelles cauchemardesques.

Le livre est pensé pour les classes de 4e, dans le cadre de l’objet d’étude qui s’appelait autrefois « La fiction pour interroger le réel » et, dans les nouveaux programmes, « Sonder, explorer, anticiper : la fiction aux limites de notre monde (récit, fiction) ». (Cet objet d’étude où l’on fait traditionnel le réalisme et/ou le fantastique.)

Nous avons choisi des nouvelles variées, en cherchant à varier les plaisirs et à permettre une différenciation efficace. Il y a les classiques : La Cafetière de Gautier, Le Cœur révélateur et Le Portrait ovale de Poe, accompagnés de deux nouvelles de Maupassant (Qui sait ? et La Nuit) un peu moins célèbres que les habituelles de cet auteur, et Le Pied de Momie de Gautier, un peu plus exigeante. Mais, surtout, nous avons aménagé cette édition pour une progression vers les deux nouvelles finales, écrites par Edith Wharton : La Sonnette de Madame et la superbe Mademoiselle Mary Pask, que nous avons retraduite pour l’occasion. Les textes sont accompagnés d’une bande dessinée liminaire, d’un cahier photos et d’exercices pour accompagner la lecture, ainsi que d’une séquence pédagogique disponible dans le Livre de l’enseignant.

Dans les deux corpus d’ouverture qui terminent le livre, nous avons inséré, entre des extraits plus classiques (Hoffmann, Maupassant, James, Poe), des extraits de Philip K. Dick, Julio Cortázar et Mircea Cărtărescu. Peut-être est-ce le premier livre scolaire français avec un extrait de Cărtărescu ? Dans tous les cas chacun, je crois, y trouvera son bonheur.

Plus d’informations sur le livre ici : https://actes-sud.fr/catalogue/le-coeur-revelateur-et-autres-nouvelles-021905

Et, pour retrouver les trois ouvrages précédents composés par Anaïs : https://actes-sud.fr/auteurs/anais-alfonsi-010833

7 réflexions sur “Le Cœur révélateur et autres nouvelles cauchemardesques

    1. Merci Barbara, c’est très aimable.
      Je travaillais auparavant avec « La Dimension fantastique », chez Gallimard, qui offrait un corpus varié. Cela manquait néanmoins d’appareil pédagogique et d’analyse d’image. Et puis, là, ça permet de faire les nouvelles courtes avec des élèves ou classes plutôt faibles, et d’aller vers Wharton en approfondissement si on se sent. On a bien aimé faire ceci, en tout cas.

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      1. J’admire ce travail là . Sincèrement.
        Et l’investissement pour ce métier merveilleux.
        Que j’ai perdu il y a sept ou huit ans à peu près…
        Trop de fatigue de part et d’autre…Pourtant je suis heureuse de voir les relais…Toujours.

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      2. Je ne perds pas espoir que nos luttes sociales permettent d’envisager une situation d’enseignement meilleure que la pénibilité actuelle. Peut-être ne dirai-je pas la même chose dans un an, selon les équipes qui arriveront au ministère après les élections présidentielles et législatives… Mais enfin, quand je pense aux anciens qui ont lutté pendant des décennies, je me dis que je n’ai le droit, moralement, de lâcher l’affaire à seulement trente ans… Advienne que pourra.

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      3. J’ai un peu peur.
        Ce monde n’aime pas ses jeunes.
        Dans mon établissement de campagne j’ai au moins deux ou trois collègues qui affichent des opinions d’extrême droite sans complexe…
        Je me suis battue toute ma vie.
        Politiquement et pédagogiquement.
        J’ai animé des ateliers poésie pendant 25 ans auprès des jeunes.
        Je cède ma place sans toutefois lâcher mes convictions et mes combats dans ces deux domaines…Et même avec un déambulateur je crois qu’on me verra encore dans les manifestations pour l’école et pour l’espoir.

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      4. Tous mes collègues et amis âgés dans l’Éducation nationale ont vu passer la grande brisure de la fin des années 2010. Même les plus forcenés à gauche ont souvent jeté l’éponge, au moins temporairement, et c’est normal : chacun doit se préserver et mener les luttes à son échelle, avec ses moyens. La question, c’est celle des gens arrivés après cette grande brisure : comment est-ce qu’on envisage désormais les luttes et l’avenir ? Mais, ce que me disent les collègues et ce que je répète à l’envi, c’est qu’on n’est pas tenus à l’impossible : dire ce qu’on pense, soutenir les luttes sociales, discuter aux heures syndicales, transmettre, c’est déjà beaucoup.

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