Éclatements
Puis, écoutant pendant une heure John
Coltrane, je me dis que c’est cela :
maîtrise technique, art de la syncope,
oui, c’est cela qu’il nous faut. Continuer de lire Éclatements
Puis, écoutant pendant une heure John
Coltrane, je me dis que c’est cela :
maîtrise technique, art de la syncope,
oui, c’est cela qu’il nous faut. Continuer de lire Éclatements
… c’est un feu qui éteint la lumière. Continuer de lire Craque
Images mélées, distordues,
comme un fleuve en crue, de nuit, dé
bouche dans le rêve (Bonnefoy). Continuer de lire Un jour, un lieu
Pourquoi les poètes ne reçoivent-ils pas de médailles ?
Parce qu’ils ont déjà la coupe. Continuer de lire Coupe
L’angoisse, grincement du train
au moment du freinage Continuer de lire Aller simple
Héraclite : Si tout n’était que fumée, on connaîtrait parles narines. Devant ce bar qui diffusait MGMTà fond, je te demandai unecigarette. C’était la der nière de ton paquet. Ilfallut la partager, bouffée pour toi, bouffée pour moi. Peut-être n’existes-tu que dans mon rêveou dans ma mémoire, ce quirevient au même. C’était mon âge ténébreux, un temps depages brûlées et d’yeux ouverts. Partout les feux se déclaraient, comme on dit. Beaucoup de fumée,mais incendie invisible. Commela poésie autour des mots. Continuer de lire La dernière cigarette
sur le delta d’incandescence volant parmi tes cheveuxiridescences toujours nouvellesje t’aimais comme le jour dernierau jugement de tous les amantsles mondes oubliés se réveillèrentdans tes yeux de vague douce montagnes hallucinées au coeur de la neige tombée hierétendue sur ton … Continuer de lire Feux (3)
L’étrange vertige de la satisfaction. Satisfaits de quoi ? On ne sait pas. Insatisfaits de quoi ? On ne sait pas. Lesjours passent, sont bouffés comme unedinde de Noël. Je lis Ibn ‘Arabî, un apaisement.Songe à la lutte entre mystiqueet religion. Beaucoup de chosesabstraites. À Vallauris, lapluie (surprise), le besoin de couper avec le rythme du monde. On est mal payés, mais qu’est-ce qu’on rigole, répète mon beau-père. Un type passe et ditbourré qu’il va tuer tout le monde, tire en l’air et s’en va. Police, passants, discussions. Le temps passe, sort de ses gonds.Gens bourrés, gens seuls, gens violents.Lors … Continuer de lire Satisfaction
le coeur le coeur (catachrèse) s’écartèle
un baiser pour mettre fin à l’épure du
langage Continuer de lire Improvisations après l’amour
Nul n’est prophète en son pays.Nul n’est prophète. Nul n’est. ÀFirminy, entre béton etbéton, mais béton monumenthistorique. Béton, couleurscriardes, plastique. De mêmeque les rythmes de Meschonnic sont devenus journalistiqueset pénibles, le style Corbuse réduit aux vastes gymnases.Couvent d’la Tourette : gymnase. Le temps passe. Le béton est notre nouveau type de ruine.Dans l’Unité d’habitation,je lis Anne Carson. Chez elle,Isaïe maltraité par Dieu erre et renouvelle le pacte,parce qu’il ne peut faire riend’autre, -comme nous tous, enfermés dans le divin. Nul. Amen. Continuer de lire Béton