Que le langage politique moderne soit un vide sciemment construit pour cacher les violences, qu’on appelle pudiquement « réalité », n’est pas une nouveauté. Il surprend néanmoins sans cesse par sa bêtise. Autrefois, à la place du sabir managérial actuel, était déployé un lyrisme outrancier et niais ; ce n’était pas mieux en termes de contenu caché, mais au moins parfois bien écrit. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement le réel qui est perdu, mais aussi l’illusion.
Oui
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