Coupe

L’avantage de couper la
prose, c’est qu’on peut appeler
ça : poème. Cela fait bien,

et cela fait du bien, ce rêve
que quelque chose entre les mots
s’élève, rien que par la coupe.

Ainsi coupai-je le paquet
de cartes pour jouer à la
bataille avec ma fille. Un rêve

traversait riant le réel.
Trois jokers, c’est un peu beaucoup.
Petit, je me rêvais marchombre.

On demandait à un poète :
Tu veux une médaille ?  À quoi
il répondit : plutôt la coupe.

(Mauvaise blague, mauvais vers.)
La poésie ne sauve rien ;
elle se sauve en en riant.

Une réflexion sur “Coupe

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