On aurait pu obtenir un bingo musical en 2026 : après un bon album d’Archive, un bon album de Tricky, il eût suffi d’un bon album des Strokes pour nous ramener fin des années 90/début des années 2000, cette époque toute pourrie qu’on n’aurait pas cru regretter un jour (je songe avec effroi au moment où nous regretterons les années 2020), -mais l’album des Strokes est atroce, avec son filtre dégueulasse qui massacre par sa propre volonté la voix de Julian Casablancas. Les albums de Muse et de Gorillaz étant, eux, aussi pénibles qu’habituellement (disons, depuis le début des années 2010, -car ces deux groupes firent aussi, bien sûr, dans une lointaine époque pourrie mais seulement relativement pourrie, de bons albums), nous sommes bien à l’été 2026, la quatrième canicule s’annonce, les forêts brûlent dans l’ouest, mais on esquive visiblement l’évacuation de Bordeaux, au grand dam des chaînes d’information en continu, qui attendaient un bon gros drame massif pour attirer le chaland, -nous n’avons pas d’autre présent.
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Je lis la nouvelle traduction de Tibulle par Étienne Vaunac, publiée en série sur Poesibao, et les Apparitions de Philippe Beck sur Sitaudis, et article par article les Idées arrachées de Pierre Vinclair (chez Lurlure), et bientôt un nouveau tome de Mircea Cărtărescu, et surtout Demain les chiens de Clifford D. Simak, dont je me demande comment j’ai pu le laisser dans ma pile à lire si longtemps, la science-fiction m’est toujours un infini plaisir, et surtout la science-fiction à tendance philosophique ; -comme j’ai envie de faire des thèses sur à peu près tous les sujets qui me passent pas la tête, je me prends à des velléités sur la science-fiction, genre qui m’a finalement peu déçu, beaucoup moins que le roman, et même moins que la poésie contemporaine, cette dernière me donnant pourtant déjà un grand plaisir.
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Pour les gens comme vous et moi, doués pour rien, on inventa le modèle de l’honnête homme, et on fit du fait d’être moyennement doué dans tout et rien le don suprême.
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« Ah ! Puissè-je à l’instant vivre de peu content sans toujours être voué à de ces / Expéditions et – oui – échapper à la montée de la saison caniculaire à l’ombre d’un / Arbre et deux pas d’une eau courante ! » (Tibulle, livre 1, trad. Étienne Vaunac).
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Fasciné par les débats interprétatifs autour de L’Odyssée de Nolan. Là aussi, une thèse mériterait d’être écrite.
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Dans les cartons.