Un réveil
Cette nuit, je me réveille en sursaut, saisi d’une angoisse : le dernier vers de mon dernier « centiers » compte onze syllabes au lieu de dix. Continuer de lire Un réveil
Cette nuit, je me réveille en sursaut, saisi d’une angoisse : le dernier vers de mon dernier « centiers » compte onze syllabes au lieu de dix. Continuer de lire Un réveil
des éléments de fatigue – fatiguedes sollicitations diverses et contradictoires – fatigue des longsmots et des mots épars – du divers du réel – des discussions qui n’en sont pas –des insultes qu’on reçoit ou qu’on croit recevoir et de celles qu’on envoiepar inadvertance et fatigue – fatigue de n’avoir ni ligne ni point –blabla (ruines de l’Europe) l’hiver croît [Le dernier vers est issu du début de la pièce Hamlet-machine de Heiner Müller.] Continuer de lire Des éléments de fatigue
en écoutant quelconque musique, une fractale,objet horizon d’un nouveau décor, peut-être ;les lignes qui bougent angoissaient Baudelaire etégaient journalistes (bégaient) sans savoir pourquoi ; qu’est-ce qu’on va faire de toute cettevie errante ; on essaime les objets on essaiede dire quelque chose de sensé on s’assiedsur le grain de poussière dans l’univers eton voudrait faire une bonne blague ; qu’onse détende un peu ; nouveau décor : une constellation ; « les objets fractals peuvent êtreenvisagés comme des structures cigognesen tout point » (Wikipédia) ; regardant un chou romanesco et un rivage côtier jesongeais à l’épaisseur de chaque mot età … Continuer de lire Poème (?) dans la nuit du 23 au 24 novembre
Les philosophes que j’apprécie ont évacué le concept de liberté, ou au moins fait-il problème, ou alors il est carrément nié, la métaphysique étant l’art (un philosophe classique aurait dit « science », mais nous n’en sommes plus là) des causes, on … Continuer de lire Ressenti : liberté
On est parfois péremptoire. On se laisse aller. Ce n’est pas grave. Partout on devrait ajouter : il n’y a pas de « partout » (ou du moins n’en ai-je aucune certitude). Toujours on devrait ajouter : il n’y a pas de … Continuer de lire Péremptoire
On répète des évidences. Ce n’est pas grave. Le grand geste philosophique a toujours été de repartir de zéro. Tout a été dit, et maintes fois bien dit. Pourquoi donc tout a-t-il été si mal fait ? Plus on parla … Continuer de lire Zéro
Ne pas simplement écrire, mais créer. Comment ? Pourquoi ? Ne pas céder aux mythologies de la création. On produit des textes. Ils ne sortent pas de la cuisse de Jupiter. D’où sortent-ils ? Pourquoi ? Ne pas se complaire … Continuer de lire Sérieux léger
des sangliers apeurés énervésdans la nuit qui s’étend sur les arbres –dans le leurre de la forêt des signes –signes « STOP » à chacun des croisements – il regarde puis se jette sous les roues d’une voiture absurde et rapide –banale catastrophe quotidiennesur laquelle il y a si peu à dire –mélusine s’en fiche comme del’an quarante – elle se fiche de tout Continuer de lire Brocéliande
ocelots nous regardent – extinction … … Continuer de lire Ocelots
ocelles nous regardent – il est sidifficile de rester gentil et concentré et attentionné –tout est injonctions contradictoires –j’y songeais en respectant les limitations de vitesse et qu’une file apparaissait furieuse derrière moi – banalités – des jeux bien trop simples –comme ces publicités McDonald’s au bas desquelles il est écrit qu’il ne faut pas manger trop gras ni salé –au bord des Usses j’y songeais encore entre rivière et supermarché –réunions parents-profs visages défilent – conversation et mal de crâne –je voudrais dire aux gens d’avoir un peud’humour de sens de sensibilité –énervements et moments de pardon –tout en … Continuer de lire Ocelles