Conte puéril
Quand il était petit, il voulait devenir la Pythie. Continuer de lire Conte puéril
Quand il était petit, il voulait devenir la Pythie. Continuer de lire Conte puéril
Lors d’un de ses cours, Olivier Millet ironisait sur ces universitaires qui firent de longs développements sur le sonnet « Heureux qui comme Ulysse… » de du Bellay, avec des analyses très savantes, mais en racontant à peu près n’importe quoi, du … Continuer de lire Kōan ptyxien
Une certaine atmosphère de printemps vert.J’explique à ma fille comment marche un moteur.Méditation sur le sonnet contemporain.Le livre d’Ursula K. Le Guin me déplaît.Des champs de colza, l’odeur forte de glycine.Mauvaise conscience d’être un consommateur.Beaucoup trop de politique de courte-vue.Heureusement il y a Anaïs qui sourit.Mes journaux recommencent à être infinis.Songe au vers projectif, au hasard objectif.Faire le vide pour ne jamais le remplir.Pas de résilience, mais de la résistance.Pas de magie, si ce n’est le flux du réel.Mes filles dessinent bateaux, arbres, licornes. Continuer de lire Bribes du 29 avril
1. Quand j’avais environ cinq ans, ma grand-mère fit un rêve dans lequel elle allait « accueillir Anaïs à Noël ». Prenant ceci pour une prémonition, elle mettait à chaque Noël une assiette en plus, « l’assiette pour Anaïs ». C’était devenu une sorte de blague, au même titre que l’expression « vent du nord », que nous répétons à chaque Noël, « vent du nord, vent du nord », en contrefaisant la voix des anciens qui eux-mêmes la répétaient d’un air pénétré, les années où le vent venait du nord le 25 décembre, annonçant le mauvais temps pour toute l’année. Quand j’ai amené Anaïs pour la première … Continuer de lire Prémonitions amoureuses
Dans le premier aphorisme de ses Minima Moralia, Theodor W. Adorno s’intéresse à la figure de l’intellectuel issu de la bourgeoisie. Il pense évidemment à lui-même, et les derniers paragraphes de sa préface ne s’en cachent pas, mais le « je » est absent de l’aphorisme, si bien que l’expérience personnelle est ici déplacée vers la réflexion générale. Continuer de lire Minima Moralia, 1
Une expérience étrange m’arrive avec La Nuit transfigurée d’Arnold Schönberg : j’ai écouté ce morceau un grand nombre de fois, l’ai apprécié lors de chacune de ces écoutes, mais n’en retient absolument rien. Quand on repense à un morceau qu’on aime, normalement reviennent quelques mesures, au moins partielles et approximatives. Pour les morceaux préférés, on peut même se repasser toute l’œuvre dans l’esprit. Là, rien, et ce malgré le souvenir d’une appréciation très positive. Les premières écoutes remontent à mes quinze ans, au moment où je découvrais réellement la musique, et l’œuvre passait régulièrement entre un mouvement de symphonie de … Continuer de lire Disparition auditive
Jacques Roubaud est mort en ce cinq décembre 2024, le jour de ses quatre-vingt-douze ans. C’est peu de chose de dire que Jacques Roubaud a eu de l’importance. Il fut un grand poète, bien sûr, et pas seulement dans le … Continuer de lire Jacques Roubaud
Cette nuit, je me réveille en sursaut, saisi d’une angoisse : le dernier vers de mon dernier « centiers » compte onze syllabes au lieu de dix. Continuer de lire Un réveil
On est parfois péremptoire. On se laisse aller. Ce n’est pas grave. Partout on devrait ajouter : il n’y a pas de « partout » (ou du moins n’en ai-je aucune certitude). Toujours on devrait ajouter : il n’y a pas de … Continuer de lire Péremptoire
On répète des évidences. Ce n’est pas grave. Le grand geste philosophique a toujours été de repartir de zéro. Tout a été dit, et maintes fois bien dit. Pourquoi donc tout a-t-il été si mal fait ? Plus on parla … Continuer de lire Zéro