Le quatrième aphorisme des Minima Moralia, plus court que les précédents, est construit en deux parties, comme souvent chez Adorno. Ce ne sont pas des parties séparées (il y a, comme toujours, un seul paragraphe), mais un fait anecdotique qui débouche sur une idée morale plus générale, sans que les deux soient nettement séparés : le passage se fait sans qu’on y songe. Il y a d’abord l’anecdote sur la nécrologie d’un homme d’affaires, loué pour sa « largeur de vues en matière morale ». Le moraliste débusque l’entourloupe : c’est une manière subtile de notifier l’absence de sens moral du défunt. Néanmoins, si … Continuer de lire Minima Moralia, 4