Conte puéril
Quand il était petit, il voulait devenir la Pythie. Continuer de lire Conte puéril
Quand il était petit, il voulait devenir la Pythie. Continuer de lire Conte puéril
Jeudi, dernier jour sans nos filles. Nous visitons le château de Miolans. Comme tous les postmodernes, nous aimons par-dessus tout les vieilles pierres et les plantes grimpantes. Les montagnes ont un certain ton de vert, propre aux matins de printemps … Continuer de lire Avancées (18) : 30 avril 2025
Lors d’un de ses cours, Olivier Millet ironisait sur ces universitaires qui firent de longs développements sur le sonnet « Heureux qui comme Ulysse… » de du Bellay, avec des analyses très savantes, mais en racontant à peu près n’importe quoi, du … Continuer de lire Kōan ptyxien
Une certaine atmosphère de printemps vert.J’explique à ma fille comment marche un moteur.Méditation sur le sonnet contemporain.Le livre d’Ursula K. Le Guin me déplaît.Des champs de colza, l’odeur forte de glycine.Mauvaise conscience d’être un consommateur.Beaucoup trop de politique de courte-vue.Heureusement il y a Anaïs qui sourit.Mes journaux recommencent à être infinis.Songe au vers projectif, au hasard objectif.Faire le vide pour ne jamais le remplir.Pas de résilience, mais de la résistance.Pas de magie, si ce n’est le flux du réel.Mes filles dessinent bateaux, arbres, licornes. Continuer de lire Bribes du 29 avril
Il ne faut pas s’étonner que la poésie contemporaine soit emplie de questions et de paradoxes. Le vingtième siècle a vu les mots vaciller, s’effondrer : des auteurs comme Kafka, Orwell, Klemperer, ont observé de près cet effondrement. Aussi la … Continuer de lire Poésie du dimanche (14) : Gérard Macé, « Silhouette parlante ».
Ciseler une phrase, commeon cisèle un cœur, pourlui faire dire l’amour.Les émotions gisent dansle cerveau, mais le « cœur » demeure lecentre, et l’émotion naîtquand ton cœur baten ostinato rêveurcontre le mien. Parmi les images,des feux partout.Les toiles hurlent,puis revient … Continuer de lire Feux (1)
1. Quand j’avais environ cinq ans, ma grand-mère fit un rêve dans lequel elle allait « accueillir Anaïs à Noël ». Prenant ceci pour une prémonition, elle mettait à chaque Noël une assiette en plus, « l’assiette pour Anaïs ». C’était devenu une sorte de blague, au même titre que l’expression « vent du nord », que nous répétons à chaque Noël, « vent du nord, vent du nord », en contrefaisant la voix des anciens qui eux-mêmes la répétaient d’un air pénétré, les années où le vent venait du nord le 25 décembre, annonçant le mauvais temps pour toute l’année. Quand j’ai amené Anaïs pour la première … Continuer de lire Prémonitions amoureuses
On croit parfois pouvoir mettre de l’ordre dans son esprit. L’autre jour, je disais ainsi : « il faut que je range mon cerveau », suscitant la surprise de ma première fille : « ranger son cerveau ? » J’ai essayé une explication, qui … Continuer de lire Avancées (17) : 23 avril 2025
L’éclatement de la poésie contemporaine fait à la fois sa force et conditionne à la confidentialité. On ouvre un livre de poésie d’aujourd’hui, et c’est un nouvel univers, une singularité pure. Il y a certes des thèmes qui traversent les … Continuer de lire Poésie du dimanche (13) : Sandra Moussempès, « Sauvons l’ennemie »
Dans le premier aphorisme de ses Minima Moralia, Theodor W. Adorno s’intéresse à la figure de l’intellectuel issu de la bourgeoisie. Il pense évidemment à lui-même, et les derniers paragraphes de sa préface ne s’en cachent pas, mais le « je » est absent de l’aphorisme, si bien que l’expérience personnelle est ici déplacée vers la réflexion générale. Continuer de lire Minima Moralia, 1