Printemps précoce
Primevères, ciel noir sur Téhéran, Printemps des poètes, décompte de morts, lectures, cerisiers en fleurs, et autres images discontinues. Continuer de lire Printemps précoce
Primevères, ciel noir sur Téhéran, Printemps des poètes, décompte de morts, lectures, cerisiers en fleurs, et autres images discontinues. Continuer de lire Printemps précoce
Avoir des réactions dignes face aux événements devrait être un objectif fondamental pour chaque être doué d’expression. Un deuxième objectif devrait être de composer de bonnes marches funèbres, de bons poèmes pour les morts. Continuer de lire Événements
Le président, un volume de Pablo Neruda sur la table. Image suivante : brouillard à Washington. Image suivante : bâtiments dévastés. Continuer de lire Brouillards
Romans familiaux (Gurnah, Mauvignier), temps long et éducation. Continuer de lire Ralentissements
Les définitions de la poésie sont si nombreuses que, de même qu’il y a autant d’anarchies qu’il y a d’anarchistes (Gustav Landauer), il y a autant de poésies qu’il y a de poètes. Chacun redéfinit ses principes, ses concepts, son rythme ou sa prétention d’absence de rythme, sa poétique (même sous forme d’anti-poétique), ses apparitions rhétoriques dans le monde social pour, tout de même, se justifier devant la Cité d’écrire de la poésie (depuis Platon, cela n’a rien d’évident). Ici, on serait tenté de définir la poésie comme disparition derrière la langue. Yves Bonnefoy dirait « derrière la Parole », mais l’époque … Continuer de lire Exercices de disparition (4)
On peut disparaître derrière le nombre, ou une forme qui évoque un nombre : prose de 1000 signes (Pierre Vinclair), prose de 555 signes (Dominique Quélen, -c’est Pierre qui m’indique ce nombre, pour le livre Matière, -j’ai fait erreur dans ma précédente critique), ou, ici, prose d’une page de traitement de texte tout pile, en Arial 12. Très peu d’attrait pour la police Arial, mais comme c’est une des moins moches aisément lisibles pour dyslexiques, et qu’aucune classe ne compte aucun dyslexique, je m’y suis habitué. La forme est une forme de disparition. La technique aussi, je pense ici d’abord à … Continuer de lire Exercices de disparition (2)
Le flot de paroles est incessant. Le flot de pensées est incessant. Le flot d’images, de commentaires, d’informations est incessant. Il y a bien sûr la tentation de tout abandonner. Beaucoup le font. Ils ne le disent pas, ils le font. C’est un acte puéril que de partir en claquant la porte. « J’en ai marre, je me barre de tous ces réseaux ! » La plupart des gens ont disparu des radars sans avoir rien dit. On les a oubliés. On se les rappelle parfois, au détour d’un texte et d’une association d’idées. « Tiens, qu’est devenu ce blog ? Qu’est devenu cet internaute ? » … Continuer de lire Exercices de disparition (1)
Toujours ce problème du regard des autres, tu te regardes et t’imagines que d’autres te regardent, tu cherches leurs regards mais ils ne te regardent pas vraiment, ou pas comme il faut, et tu voudrais faire de la pédagogie pour expliquer comment il faut te regarder, mais déjà tu es dans des justifications, tout en étant injustifiable car cette position est très narcissique, tu connais pourtant la position qu’il faut donner l’impression de tenir, à savoir n’en avoir rien à faire du regard des autres, tracer sa route sans se soucier, la caravane passe et les chiens aboient, ce genre … Continuer de lire Le regard des autres
Dans tous les sens (5) Diogène Laërce attribue à Thalès l’organisation de l’année en 365 jours et en quatre saisons. Que faire de cette information ? ** De fil en aiguille, je découvre que Thalès n’est pas le découvreur du théorème qui porte son nom, ni Pythagore du sien. La première formulation écrite se trouve à chaque fois dans les Éléments d’Euclide, mais la découverte et l’utilisation se perdent dans les centaines d’années précédentes : Égypte, Babylone, Mésopotamie. Que faire de ces informations ? ** Il fait gris, puis bleu, puis gris. Je clos Un Peuple de Stéphane Bouquet. J’en … Continuer de lire Ouvrir février
Dans tous les sens (4) Être à la hauteur des événements : c’est cela que devrait viser le travail intellectuel. Dans un passage de Dialogues, Deleuze le voit comme un enseignement des stoïciens, qu’il reprend pour lui-même : « être digne de ce qui arrive ». Citons la phrase complète, plus complexe : « Entre les cris de la douleur physique et les chants de la souffrance métaphysique, comment tracer son mince chemin stoïcien, qui consiste à être digne de ce qui arrive, à dégager quelque chose de gai et d’amoureux dans ce qui arrive ? » Un commentaire de cette vaste question prendrait … Continuer de lire Écouter les silences