Oséement

Il fait nuit tôt. Banalité, renouvelée. Une cloche sonne. On se rappelle qu’on est « sans roi, sans prince, sans sacrifice, sans autel, sans éphod et sans théraphins ». L’éphod est superhumérale (Wikipédia). On ignore la signification exacte du mot théraphin (idem). « Le Seigneur va entrer en en jugement avec les habitants de la terre, parce qu’il n’y a point de vérité, qu’il n’y a point de miséricorde, qu’il n’y a point de connaissance de Dieu sur la terre » (Osée, IV, 1). « Seule notre notion du temps nous fait nommer ainsi le jugement dernier ; en réalité c’est une cour martiale » (Franz … Continuer de lire Oséement

Des éléments de fatigue

des éléments de fatigue – fatiguedes sollicitations diverses et contradictoires – fatigue des longsmots et des mots épars – du divers du réel – des discussions qui n’en sont pas –des insultes qu’on reçoit ou qu’on croit recevoir et de celles qu’on envoiepar inadvertance et fatigue – fatigue de n’avoir ni ligne ni point –blabla (ruines de l’Europe) l’hiver croît [Le dernier vers est issu du début de la pièce Hamlet-machine de Heiner Müller.] Continuer de lire Des éléments de fatigue

Poème (?) dans la nuit du 23 au 24 novembre

en écoutant quelconque musique, une fractale,objet horizon d’un nouveau décor, peut-être ;les lignes qui bougent angoissaient Baudelaire etégaient journalistes (bégaient) sans savoir pourquoi ; qu’est-ce qu’on va faire de toute cettevie errante ; on essaime les objets on essaiede dire quelque chose de sensé on s’assiedsur le grain de poussière dans l’univers eton voudrait faire une bonne blague ; qu’onse détende un peu ; nouveau décor : une constellation ; « les objets fractals peuvent êtreenvisagés comme des structures cigognesen tout point » (Wikipédia) ; regardant un chou romanesco et un rivage côtier jesongeais à l’épaisseur de chaque mot età … Continuer de lire Poème (?) dans la nuit du 23 au 24 novembre