Poésie du dimanche (21) : Deux livres publiés aux éditions Épousées par l’écorce

Les livres alliant poésie et œuvres visuelles sont nombreux. Pourtant, on les classe souvent dans la catégorie « beaux livres », on les contemple comme de beaux objets, sans beaucoup s’arrêter au commentaire, à tenter de comprendre le fonctionnement du rapport entre … Continuer de lire Poésie du dimanche (21) : Deux livres publiés aux éditions Épousées par l’écorce

Reflets corses

Netteté du paysage, netteté du vert après la pluie, clarté proverbiale du ciel, mais dansles paroles une syntaxe incertaine, il estquestion d’impôts et de terrains. Un vent frais s’étend dans le golfe, entre bateaux etmégots. On ne peut rien faire, le rien s’estemparé de tout. Juste regarder le Capu Tondu, sa crête ocre, le faucon qui passe. Les enfants jouent sous l’orme, celui où « les Anciennes venaient discuter », je lis un Agatha Christie, puis un autre, et un autre.À la télé Donald Trump menace Poutine,et c’est les 300 ans de Pasquale Paoli. Ladensité du monde se perpétue, obscure. Continuer de lire Reflets corses

Minima Moralia, 7

Le septième aphorisme des Minima Moralia d’Adorno est plus court que les précédents. On peut y distinguer trois propos d’inégale longueur. L’amorce du paragraphe concerne l’atmosphère pénible du monde intellectuel. Ensuite, le cœur du texte vise à critiquer une idée fausse, venue de cette atmosphère pénible, qui fait que les intellectuels ont tendance à croire que les gens du peuple valent mieux qu’eux. La toute fin contient une pointe envers Aldous Huxley, et plus généralement les penseurs tentés par les mystiques indiennes. L’atmosphère intellectuelle est présupposée comme pénible. Les données du temps d’Adorno sont certes différentes des nôtres (il faudrait … Continuer de lire Minima Moralia, 7