Reflets de 2025

L’heure du bilan, voire du « bilan et perspectives », de l’application de musique qui nous envoie le minutage de nos écoutes majeures, du moment où l’on se met à réfléchir à l’année prochaine, -tout cela sans qu’on sache quel sens donner à cela. ** Parmi les réalisations de 2025 : – La préface au dernier recueil de Raoul Harivoie : https://www.coollibri.com/bibliotheque-en-ligne/raoul-harivoie/ah-javais-oublie-quil-pleuvait-en-bretagne-_1332402 – Un article dans la revue Europe, consacré à l’œuvre critique d’Yves di Manno : https://www.europe-revue.net/produit/n-1153-william-carlos-williams-yves-di-manno-mai-2025/ – Un article dans Le Grand Continent pour présenter l’œuvre de László Krasznahorkai https://legrandcontinent.eu/fr/2025/10/09/prix-nobel-litterature-2025-laszlo-krasznahorkai/ – Une édition scolaire dont je parlerai quand elle sera finalisée, mais … Continuer de lire Reflets de 2025

Brimborions, 23 décembre 2025

Le culte de l’efficacité, dans notre troisième âge du capitalisme, nous invite non seulement à réussir nos jours, nos semaines, nos mois, nos années, à accomplir des réalisations professionnelles, mais aussi à réussir nos vacances. Il faut être efficace au travail, mais aussi efficace dans ses loisirs. Jolies photos de paysages ; remarques sur des choses vues ; restaurants, livres, films. On ne sait plus ce qu’on fait pour soi et ce qu’on fait pour pouvoir dire aux autres : « je l’ai fait ». ** Un vieux projet : bâtir un « top 100 des meilleurs quatuors à cordes ». Projet absurde et risible, mais qu’est-ce qui … Continuer de lire Brimborions, 23 décembre 2025

Brimborions, mi-novembre 2025

Je ne suis pas producteur de sens. Tu n’es pas producteur de sens. ** Décris la chaise (elle est moche). ** Tout va trop vite, du lac au circuit électronique. ** Attention aux verbes être et avoir : ils mentent. ** Relis-toi, bon dieu. ** Brimborion : mot retrouvé chez Balzac, après catarrhe et sinécuriste. Certains mots sont comme de vieux amis. Balzac écrit aussi « fefta » pour fatwa. ** Mon ami Jacques : « Mohamed Mbougar Sarr, c’est comme Balzac : tu ouvres le livre, et tout de suite, il y a un style. » ** Autrefois, j’écrivais des « riens ». L’avantage du … Continuer de lire Brimborions, mi-novembre 2025

Exercices de disparition (4)

Les définitions de la poésie sont si nombreuses que, de même qu’il y a autant d’anarchies qu’il y a d’anarchistes (Gustav Landauer), il y a autant de poésies qu’il y a de poètes. Chacun redéfinit ses principes, ses concepts, son rythme ou sa prétention d’absence de rythme, sa poétique (même sous forme d’anti-poétique), ses apparitions rhétoriques dans le monde social pour, tout de même, se justifier devant la Cité d’écrire de la poésie (depuis Platon, cela n’a rien d’évident). Ici, on serait tenté de définir la poésie comme disparition derrière la langue. Yves Bonnefoy dirait « derrière la Parole », mais l’époque … Continuer de lire Exercices de disparition (4)

Exercices de disparition (2)

On peut disparaître derrière le nombre, ou une forme qui évoque un nombre : prose de 1000 signes (Pierre Vinclair), prose de 555 signes (Dominique Quélen, -c’est Pierre qui m’indique ce nombre, pour le livre Matière, -j’ai fait erreur dans ma précédente critique), ou, ici, prose d’une page de traitement de texte tout pile, en Arial 12. Très peu d’attrait pour la police Arial, mais comme c’est une des moins moches aisément lisibles pour dyslexiques, et qu’aucune classe ne compte aucun dyslexique, je m’y suis habitué. La forme est une forme de disparition. La technique aussi, je pense ici d’abord à … Continuer de lire Exercices de disparition (2)