Je ne sais pas
Le bon enseignant, comme le bon poète, ne donne pas les bonnes réponses, mais pose les bonnes questions. Continuer de lire Je ne sais pas
Le bon enseignant, comme le bon poète, ne donne pas les bonnes réponses, mais pose les bonnes questions. Continuer de lire Je ne sais pas
Les définitions de la poésie sont si nombreuses que, de même qu’il y a autant d’anarchies qu’il y a d’anarchistes (Gustav Landauer), il y a autant de poésies qu’il y a de poètes. Chacun redéfinit ses principes, ses concepts, son rythme ou sa prétention d’absence de rythme, sa poétique (même sous forme d’anti-poétique), ses apparitions rhétoriques dans le monde social pour, tout de même, se justifier devant la Cité d’écrire de la poésie (depuis Platon, cela n’a rien d’évident). Ici, on serait tenté de définir la poésie comme disparition derrière la langue. Yves Bonnefoy dirait « derrière la Parole », mais l’époque … Continuer de lire Exercices de disparition (4)
L’un de mes sujets d’oraux de philosophie, en khâgne, était : « Que nous rappelle la fatigue ? » C’est l’un des rares lors desquels j’avais eu une relative réussite. Je ne me souviens plus ce que j’avais dit, si ce n’est que mon … Continuer de lire Avancées (39) : 15 octobre 2025
On peut disparaître derrière le nombre, ou une forme qui évoque un nombre : prose de 1000 signes (Pierre Vinclair), prose de 555 signes (Dominique Quélen, -c’est Pierre qui m’indique ce nombre, pour le livre Matière, -j’ai fait erreur dans ma précédente critique), ou, ici, prose d’une page de traitement de texte tout pile, en Arial 12. Très peu d’attrait pour la police Arial, mais comme c’est une des moins moches aisément lisibles pour dyslexiques, et qu’aucune classe ne compte aucun dyslexique, je m’y suis habitué. La forme est une forme de disparition. La technique aussi, je pense ici d’abord à … Continuer de lire Exercices de disparition (2)
Ceux qui me suivent savent l’importance de l’oeuvre de László Krasznahorkai dans mes réflexions. Aussi, sa réception du Prix Nobel de littérature, ce 9 octobre 2025, a été pour moi une grande joie. Comme j’avais déjà écrit quelques articles ici sur … Continuer de lire László Krasznahorkai reçoit le Prix Nobel de littérature
Le flot de paroles est incessant. Le flot de pensées est incessant. Le flot d’images, de commentaires, d’informations est incessant. Il y a bien sûr la tentation de tout abandonner. Beaucoup le font. Ils ne le disent pas, ils le font. C’est un acte puéril que de partir en claquant la porte. « J’en ai marre, je me barre de tous ces réseaux ! » La plupart des gens ont disparu des radars sans avoir rien dit. On les a oubliés. On se les rappelle parfois, au détour d’un texte et d’une association d’idées. « Tiens, qu’est devenu ce blog ? Qu’est devenu cet internaute ? » … Continuer de lire Exercices de disparition (1)
Les écrivains, à quelque échelle de valeur qu’ils se placent, sont toujours mal à l’aise quand on leur demande pourquoi ils écrivent, ce qui les a amenés à l’écriture. En somme, on leur demande de se justifier, avec, comme sous-entendu : … Continuer de lire Avancées (38) : 1er octobre 2025
En lisant les premières pages de Matière de Dominique Quélen, qui sort ce 1er octobre chez Flammarion/Poésie, une première impression abrupte : celle de l’apaisement. Vague sentiment qui me tombe dessus sans pouvoir le justifier de prime abord. Il est là, … Continuer de lire Poésie du dimanche (23) : Dominique Quélen, « Matière ».
Pas d’avancée, pas réellement, ce n’est pas grave. Ça piétinait depuis longtemps. Écrire ci, puis ça, sans direction. J’aiessayé des classifications : petits projets,moyens projets, grand projets. Cela ne veutrien dire. En vérité, durant ces deux semaines,c’est la vie professionnelle … Continuer de lire Avancées (37) : 17 septembre 2025