Reflets de 2025

L’heure du bilan, voire du « bilan et perspectives », de l’application de musique qui nous envoie le minutage de nos écoutes majeures, du moment où l’on se met à réfléchir à l’année prochaine, -tout cela sans qu’on sache quel sens donner à cela. ** Parmi les réalisations de 2025 : – La préface au dernier recueil de Raoul Harivoie : https://www.coollibri.com/bibliotheque-en-ligne/raoul-harivoie/ah-javais-oublie-quil-pleuvait-en-bretagne-_1332402 – Un article dans la revue Europe, consacré à l’œuvre critique d’Yves di Manno : https://www.europe-revue.net/produit/n-1153-william-carlos-williams-yves-di-manno-mai-2025/ – Un article dans Le Grand Continent pour présenter l’œuvre de László Krasznahorkai https://legrandcontinent.eu/fr/2025/10/09/prix-nobel-litterature-2025-laszlo-krasznahorkai/ – Une édition scolaire dont je parlerai quand elle sera finalisée, mais … Continuer de lire Reflets de 2025

Brimborions, 23 décembre 2025

Le culte de l’efficacité, dans notre troisième âge du capitalisme, nous invite non seulement à réussir nos jours, nos semaines, nos mois, nos années, à accomplir des réalisations professionnelles, mais aussi à réussir nos vacances. Il faut être efficace au travail, mais aussi efficace dans ses loisirs. Jolies photos de paysages ; remarques sur des choses vues ; restaurants, livres, films. On ne sait plus ce qu’on fait pour soi et ce qu’on fait pour pouvoir dire aux autres : « je l’ai fait ». ** Un vieux projet : bâtir un « top 100 des meilleurs quatuors à cordes ». Projet absurde et risible, mais qu’est-ce qui … Continuer de lire Brimborions, 23 décembre 2025

Après le camp. (Notes sur Claude Lanzmann, Imre Kertész, Charlotte Delbo et Primo Levi.)

Nous regardons Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures de Claude Lanzmann. Bien sûr c’est un excellent documentaire, mais je reste sur ma faim. Il manque ce qui m’intéresse désormais le plus : le problème du retour. Depuis que j’ai lu Être sans destin d’Imre Kertész, je ne cherche plus dans les œuvres sur l’univers concentrationnaire le récit classique du camp. Déjà en lisant le Kertész, toute la partie centrale m’a plutôt ennuyé, même si quelques passages sont exceptionnels ; le récit suit nécessairement la même trame que dans Si c’est un homme de Primo Lévi ou La Nuit d’Elie Wiesel, et la … Continuer de lire Après le camp. (Notes sur Claude Lanzmann, Imre Kertész, Charlotte Delbo et Primo Levi.)

Poésie du dimanche (26) : Étienne Vaunac et Chiharu Shiota, « Tardigrades et intrigues/Nos quotidiennes ».

Les Éditions Épousées par l’écorce font partie de celles qui accompagnèrent mon année 2025. Lurlure, Le Corridor Bleu, La Rumeur libre, José Corti, les éditions du sous-sol, Lanskine, Poésie/Flammarion, Nous, Unes, Épousées par l’écorce : il y a tout de même … Continuer de lire Poésie du dimanche (26) : Étienne Vaunac et Chiharu Shiota, « Tardigrades et intrigues/Nos quotidiennes ».

Poésie du dimanche (25) : Guillaume Artous-Bouvet & François Génot, « Orphant / Gélugraphies ».

J’ai eu plaisir à recevoir deux nouveaux livres des éditions Épousées par l’écorce. L’arrivée double est d’autant plus significative que les ouvrages de cette maison sont eux-mêmes doubles : un auteur de poèmes, un auteur d’images, sans que l’un soit l’illustration … Continuer de lire Poésie du dimanche (25) : Guillaume Artous-Bouvet & François Génot, « Orphant / Gélugraphies ».

Brimborions, mi-novembre 2025

Je ne suis pas producteur de sens. Tu n’es pas producteur de sens. ** Décris la chaise (elle est moche). ** Tout va trop vite, du lac au circuit électronique. ** Attention aux verbes être et avoir : ils mentent. ** Relis-toi, bon dieu. ** Brimborion : mot retrouvé chez Balzac, après catarrhe et sinécuriste. Certains mots sont comme de vieux amis. Balzac écrit aussi « fefta » pour fatwa. ** Mon ami Jacques : « Mohamed Mbougar Sarr, c’est comme Balzac : tu ouvres le livre, et tout de suite, il y a un style. » ** Autrefois, j’écrivais des « riens ». L’avantage du … Continuer de lire Brimborions, mi-novembre 2025