Poésie du dimanche (17) : Charles Pennequin, « Raconteries ».

Charles Pennequin est un écrivain qui commence à m’être familier. Il m’est arrivé pour la première fois à l’oreille, lors d’un séminaire de Michel Murat, « L’œil et l’oreille », consacré au traitement de la voix dans la poésie contemporaine. Plus tard, … Continuer de lire Poésie du dimanche (17) : Charles Pennequin, « Raconteries ».

Poésie du dimanche (16) : Ivar Ch’Vavar, « Hölderlin au mirador ».

J’entre dans l’œuvre d’Ivar Ch’Vavar à petits pas, car elle est entourée d’une certaine aura : les deux auteurs par lesquels je suis entré dans la poésie contemporaine de langue française, à savoir Yves di Manno et Pierre Vinclair, ont écrit … Continuer de lire Poésie du dimanche (16) : Ivar Ch’Vavar, « Hölderlin au mirador ».

Poésie du dimanche (13) : Sandra Moussempès, « Sauvons l’ennemie »

L’éclatement de la poésie contemporaine fait à la fois sa force et conditionne à la confidentialité. On ouvre un livre de poésie d’aujourd’hui, et c’est un nouvel univers, une singularité pure. Il y a certes des thèmes qui traversent les … Continuer de lire Poésie du dimanche (13) : Sandra Moussempès, « Sauvons l’ennemie »

Poésie du dimanche (8) : Bertrand Gaydon, « Sonnets de la bêtise et de la paresse ».

Dans le champ contemporain, les titres contenant un nom de forme apparaissent sporadiquement, et semblent s’imposer quand il y a reprise d’une forme classique : ainsi des Élégies d’Emmanuel Hocquard, des Odes dérisoires d’Olivier Barbarant, et de bien d’autres. Quand on … Continuer de lire Poésie du dimanche (8) : Bertrand Gaydon, « Sonnets de la bêtise et de la paresse ».

Faire maigre poésie

Un moment se profile régulièrement, dans les itinéraires de poètes contemporains : celui de remise à plat des mots. Mathieu Bénézet raconte ainsi un règlement de comptes avec les vocables, de longues années à les mettre à distance, les refuser. Yves di Manno a traité de cette méthode. Emmanuel Hocquard aussi, d’autre manière. Ils décrivent chacun d’abord un refus, un non radical : non au langage préformaté, non aux formules imposées, non à la sclérose. « Non au théâtre du Verbe », disait Mahmoud Darwich, bien plus traditionnel que les trois autres cités, plus enclin à la formule, même pour déjouer les … Continuer de lire Faire maigre poésie

Été morcelé : ranger ses bibliothèques

Les déménagements obligent à contempler son bric-à-brac. Des objets cachés se révèlent. Certains ont échappé à la mémoire, on les regarde d’un air stupide. D’autres rappellent des souvenirs enfouis : cadeaux, évènements, personnes auxquelles on n’avait pas pensé depuis des mois ou des années. Cela vaut aussi pour la bibliothèque : on avait placé des livres en arrière, les jugeant moins importants, et faisant les cartons on se surprend : « Tiens, j’avais ça ? » Ainsi, par exemple, me retrouvais-je avec dans les mains Zaïre de Voltaire, dans une petite édition ancienne. Je l’ai lu d’une traite et dois avouer avoir … Continuer de lire Été morcelé : ranger ses bibliothèques

Rêverie d’avril

Ce sont ces jours classiques où l’on s’habille chaudement le matin, car il fait froid, et où l’on en crève de chaud l’après-midi. Le réchauffement climatique n’y est pour rien, mais on y pense naturellement, dès que la météo passe en courant dans l’esprit. J’y songeais en voyant, début avril, tomber des giboulées de neige quand j’amenais ma dernière fille chez sa nounou, au pied du Jura ; quelques heures plus tard, la montagne blanche était redevenue verte. Aucune importance, peut-être. Il est difficile de regarder la nature, il est encore plus difficile de ne pas la regarder niaisement. Sans … Continuer de lire Rêverie d’avril