Brocéliande

des sangliers apeurés énervésdans la nuit qui s’étend sur les arbres –dans le leurre de la forêt des signes –signes « STOP » à chacun des croisements – il regarde puis se jette sous les roues d’une voiture absurde et rapide –banale catastrophe quotidiennesur laquelle il y a si peu à dire –mélusine s’en fiche comme del’an quarante – elle se fiche de tout Continuer de lire Brocéliande

Ocelles

ocelles nous regardent – il est sidifficile de rester gentil et concentré et attentionné –tout est injonctions contradictoires –j’y songeais en respectant les limitations de vitesse et qu’une file apparaissait furieuse derrière moi – banalités – des jeux bien trop simples –comme ces publicités McDonald’s au bas desquelles il est écrit qu’il ne faut pas manger trop gras ni salé –au bord des Usses j’y songeais encore entre rivière et supermarché –réunions parents-profs visages défilent – conversation et mal de crâne –je voudrais dire aux gens d’avoir un peud’humour de sens de sensibilité –énervements et moments de pardon –tout en … Continuer de lire Ocelles

Un rire très profond

une lune blonde s’est levée surce segment incurvé de la valléedu Rhône qui ne dort jamais – je songeà ce que penserait un philosophe des Lumières s’il savait que nous disposons de presque tout le savoirhumain dans notre poche et demeurons bêtes ignorants et superstitieux –sans doute rirait-il – et c’est celaqu’il nous faudrait : un rire très profond Continuer de lire Un rire très profond

Les faits sont les faits

tu appuies sur l’embrayage et propulsessoudain une métaphore sortiedu grand nulle part d’où viennent les faits et les faits sont les faits et tu ne peuxrien y changer au gré des coups de dés – ta playlist a changé les sons ne sont plus tout à fait les mêmes ils volent d’une oreille à l’autre sans s’arrêter –la montagne est cachée par les nuages l’automne termine sa course indue Continuer de lire Les faits sont les faits

Deux assassinats

lors d’une soirée de lecture poétique Jack Kerouac s’exclama« O’Hara tu assassines la poésie » à quoi Frank O’Hara répondit « c’est plus que tu ne pourras jamais faire » – ainsi peut-être entendant Deleuzedire qu’il avait assassiné laphilosophie Wittgenstein eût-il dit avec ses yeux air sombre et lapidaire« c’est plus que tu ne pourras jamais faire » Continuer de lire Deux assassinats

Une épée et de bons sentiments

j’aime les vacances je peux enfin travailler – rattraper un retard delecture écouter des albums jouerdans le vaste champ culturel – d’ailleursça me démange de reprendre Fire Emblem – les énigmes n’y sont guèreplus simples que dans L’Anti-Oedipe ouchez Bonnefoy – se balader dans un monde désolé avec une épée etde bons sentiments – c’est ça le poème Continuer de lire Une épée et de bons sentiments

Inspiré

qu’est-ce que l’inspiration ? on inspireet on expire – ainsi poème et mort ont partie liée (je relis Bonnefoy) –la question se posait dans l’urgencecar je n’avais pas pondu mon dizaindu jour – je mis donc Justice à fond surle téléphone en jouant au Yam’s avec ma fille deuxième – aujourd’hui des diérèses – ou pas – que lalumière soit – elle fut – puis fuit Continuer de lire Inspiré