L’avantage de couper la
prose, c’est qu’on peut appeler
ça : poème. Cela fait bien,
et cela fait du bien, ce rêve
que quelque chose entre les mots
s’élève, rien que par la coupe.
Ainsi coupai-je le paquet
de cartes pour jouer à la
bataille avec ma fille. Un rêve
traversait riant le réel.
Trois jokers, c’est un peu beaucoup.
Petit, je me rêvais marchombre.
On demandait à un poète :
Tu veux une médaille ? À quoi
il répondit : plutôt la coupe.
(Mauvaise blague, mauvais vers.)
La poésie ne sauve rien ;
elle se sauve en en riant.
Poème Magnifique ! ça fait du bien de le lire, et encore mieux à voix haute ! Bravo !
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