Yeux plissés : on dort mal à cause de
la chaleur. Samedi kermesse chaude.
On boit, on sue, on rit, on cause de
la chaleur. Sur le téléphone, les
"réels" sont de plus en plus irréels.
Entre deux messages catastrophiques,
des gens hurlent de joie après un but.
On n'esquive ni l'horreur ni la joie.
Si j'en crois le tome de Proust que je
termine, l’œuvre d'art nous sauvera
du disjointement temporel. Aurons-
-nous un temps plus frais en lisant des livres ?
On croit à la stabilité mystique
de l'art, alors que rien n'est plus instable.
20 juin 2026