Brocéliande

des sangliers apeurés énervésdans la nuit qui s’étend sur les arbres –dans le leurre de la forêt des signes –signes « STOP » à chacun des croisements – il regarde puis se jette sous les roues d’une voiture absurde et rapide –banale catastrophe quotidiennesur laquelle il y a si peu à dire –mélusine s’en fiche comme del’an quarante – elle se fiche de tout Continuer de lire Brocéliande

Ocelles

ocelles nous regardent – il est sidifficile de rester gentil et concentré et attentionné –tout est injonctions contradictoires –j’y songeais en respectant les limitations de vitesse et qu’une file apparaissait furieuse derrière moi – banalités – des jeux bien trop simples –comme ces publicités McDonald’s au bas desquelles il est écrit qu’il ne faut pas manger trop gras ni salé –au bord des Usses j’y songeais encore entre rivière et supermarché –réunions parents-profs visages défilent – conversation et mal de crâne –je voudrais dire aux gens d’avoir un peud’humour de sens de sensibilité –énervements et moments de pardon –tout en … Continuer de lire Ocelles

Journée

Muséale journée, comme nous aimons en faire parfois, quand nos filles sont gardées. Hier, nous étions montés sur le Grand Colombier, balade sympathique, bien qu’un peu monotone pour tout dire, du moins dans la partie en lacets forestiers, jusqu’aux alpages où le monde semblait s’ouvrir. Un café à l’auberge portant le nom de la montagne, puis redescente. Six heures de randonnée, une brume qui se disperse, belle visibilité sur le Mont Blanc, tandis que le lac du Bourget restait sous quelques brouillards épars. Plusieurs vues du Rhône, qui serpente et semble côtoyer le lac sans le regarder. (Un canal a … Continuer de lire Journée

Un rire très profond

une lune blonde s’est levée surce segment incurvé de la valléedu Rhône qui ne dort jamais – je songeà ce que penserait un philosophe des Lumières s’il savait que nous disposons de presque tout le savoirhumain dans notre poche et demeurons bêtes ignorants et superstitieux –sans doute rirait-il – et c’est celaqu’il nous faudrait : un rire très profond Continuer de lire Un rire très profond

Les faits sont les faits

tu appuies sur l’embrayage et propulsessoudain une métaphore sortiedu grand nulle part d’où viennent les faits et les faits sont les faits et tu ne peuxrien y changer au gré des coups de dés – ta playlist a changé les sons ne sont plus tout à fait les mêmes ils volent d’une oreille à l’autre sans s’arrêter –la montagne est cachée par les nuages l’automne termine sa course indue Continuer de lire Les faits sont les faits