Avancées (2) : 1er janvier 2025
Journal d’écriture, deuxième semaine. Continuer de lire Avancées (2) : 1er janvier 2025
Journal d’écriture, deuxième semaine. Continuer de lire Avancées (2) : 1er janvier 2025
Heureux passereau, heur de mon amour,Elle joue avec toi, te tient en main,Elle te donne le bout de son doigt ;Quand cette beauté, objet de mes désirs,Se livre à ce consolant badinage,Qui a pour elle je ne sais quel charme,Elle apaise quelque peu, j’imagine,Les tourments de notre passion brûlante ;Puissé-je ainsi m’amuser avec toiEt alléger les soucis de mon coeur. ** Pour le faire entrer dans un dizain carré (non rimé), j’ai quelque peu tordu ce poème, le deuxième des éditions de Catulle. J’ai suivi l’édition des Belles Lettres, collection Guillaume Budé, m’aidant de la vieille traduction de Georges Lafaye, … Continuer de lire Catulle, 2
J’inaugure, comme promis il y a six jours, la série des « Avancées », journal centré sur la progression matérielle dans l’écriture. Il sera publié chaque mercredi ; je commence par un accroc (nous sommes jeudi), Noël en famille oblige. Résolutions. Nouveau dossier, … Continuer de lire Avancées (1) : 26 décembre 2024
Les fins d’année sont propices aux statistiques. Un nombre en devient un autre, on peut classer son petit monde, et on a l’impression d’avoir clarifié quelque chose. En vérité, plus on creuse et multiplie les statistiques, plus on s’aperçoit qu’elles … Continuer de lire Fin de l’année 2024
Une de mes activités favorites est la balade en zone artisanale. Je ne le fais jamais de moi-même, seulement à l’occasion. « Occasion » signifie : quand la voiture est au garage ou en contrôle technique. Comme j’ai beaucoup déménagé, j’ai vu des zones dans divers « territoires », ainsi que le langage administratif les appelle désormais. La plus mémorable fut sans doute celle de Combs-la-Ville, après qu’une Clio déglinguée m’eut laché sur le périphérique parisien. Mémorable parce qu’interminable jusqu’à l’absurde, et parce que je faisais un périple à pied après un périple en RER pour m’y rendre, dans un état de tension pénible … Continuer de lire Une balade
La vie comme suite de procédures.Non, ça ne marche pas. Pas vraiment. Non.La procédure cherche à clarifier. On rend la vie plus claire, on la saisitet alors on se dit que tout va mieux. Perfect Days. Mais cela cache autre chose. La procédure ou bien ne dure pasou bien devient enfer procédurier. Cela s’effondre et nous effondre avec.Fin de procès : procédure aux ordures. Continuer de lire Procédures
Peut-être faudrait-il être lisible.On croit être d’avant-garde, alors qu’on est perdu, loin de tout combat réel.Mes amis me le disent : le refus de ponctuation est préciositémal placée. Il faudrait être lisible.Creuser dans le simple en couronnant le monde complexe en forme fixée.Ou au moins laisser les mots affluer sans les écarteler à quatre épingles. Continuer de lire Lisible
Jacques Roubaud est mort en ce cinq décembre 2024, le jour de ses quatre-vingt-douze ans. C’est peu de chose de dire que Jacques Roubaud a eu de l’importance. Il fut un grand poète, bien sûr, et pas seulement dans le … Continuer de lire Jacques Roubaud
Comme la plupart des textes religieux, à vrai dire comme bon nombre de textes antiques, la Bible s’approche comme un labyrinthe. Plus on lit ces textes, plus on saisit ce qu’on ne saisit pas. On a eu l’occasion de dire des dizaines de fois ces dernières années que les fanatiques ne lisaient pas, il y a néanmoins plus subtils : certains lisent, mais avec leur idéologie préétablie, puis aplatissent le texte à partir de cette idéologie, y trouvent toutes sortes de prétextes et de torsions pour que le texte leur soit une preuve. Le texte religieux, c’est le boss final … Continuer de lire Lectures croisées
Il fait nuit tôt. Banalité, renouvelée. Une cloche sonne. On se rappelle qu’on est « sans roi, sans prince, sans sacrifice, sans autel, sans éphod et sans théraphins ». L’éphod est superhumérale (Wikipédia). On ignore la signification exacte du mot théraphin (idem). « Le Seigneur va entrer en en jugement avec les habitants de la terre, parce qu’il n’y a point de vérité, qu’il n’y a point de miséricorde, qu’il n’y a point de connaissance de Dieu sur la terre » (Osée, IV, 1). « Seule notre notion du temps nous fait nommer ainsi le jugement dernier ; en réalité c’est une cour martiale » (Franz … Continuer de lire Oséement