Improvisations après l’amour
le coeur le coeur (catachrèse) s’écartèle
un baiser pour mettre fin à l’épure du
langage Continuer de lire Improvisations après l’amour
le coeur le coeur (catachrèse) s’écartèle
un baiser pour mettre fin à l’épure du
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Nul n’est prophète en son pays.Nul n’est prophète. Nul n’est. ÀFirminy, entre béton etbéton, mais béton monumenthistorique. Béton, couleurscriardes, plastique. De mêmeque les rythmes de Meschonnic sont devenus journalistiqueset pénibles, le style Corbuse réduit aux vastes gymnases.Couvent d’la Tourette : gymnase. Le temps passe. Le béton est notre nouveau type de ruine.Dans l’Unité d’habitation,je lis Anne Carson. Chez elle,Isaïe maltraité par Dieu erre et renouvelle le pacte,parce qu’il ne peut faire riend’autre, -comme nous tous, enfermés dans le divin. Nul. Amen. Continuer de lire Béton
Il m’arrive régulièrement de croiser, dans les textes consacrées à la poésie contemporaine, des piques contre Saint-John Perse. Dernièrement, c’était d’un côté au détour d’une page de Zapp & zipp de Christian Prigent, de l’autre dans Célébration de la poésie … Continuer de lire Note sur Saint-John Perse
La paie de novembre, les enseignants le savent, est une libération. On croit être au-dessus des contraintes matérielles, on ne parle que du haut de l’éther parce qu’on préfère ça, et puis, en France, il n’est pas très poli de … Continuer de lire Avancées (41) : 26 novembre 2025
Le je n’est pas le moi. Le divin n’est pas le sacré. La poésie n’est pas le poème. La langue n’est pas le langage. Le poème est une pensée du contre. Célébrer la poésie tend à tuer le poème. Il … Continuer de lire Fiche de lecture : « Célébration de la poésie » d’Henri Meschonnic
Je ne suis pas producteur de sens. Tu n’es pas producteur de sens. ** Décris la chaise (elle est moche). ** Tout va trop vite, du lac au circuit électronique. ** Attention aux verbes être et avoir : ils mentent. ** Relis-toi, bon dieu. ** Brimborion : mot retrouvé chez Balzac, après catarrhe et sinécuriste. Certains mots sont comme de vieux amis. Balzac écrit aussi « fefta » pour fatwa. ** Mon ami Jacques : « Mohamed Mbougar Sarr, c’est comme Balzac : tu ouvres le livre, et tout de suite, il y a un style. » ** Autrefois, j’écrivais des « riens ». L’avantage du … Continuer de lire Brimborions, mi-novembre 2025
Le bon enseignant, comme le bon poète, ne donne pas les bonnes réponses, mais pose les bonnes questions. Continuer de lire Je ne sais pas
1. Les réflexions sur l’essence de la poésie m’enchantent. Elles se doivent toujours d’être elles-mêmes poétiques, puisque « aller vers l’essence » paraît un acte poétique par excellence. Le vertige vient sans doute de l’aspect spéculatif : on manie des concepts difficiles, on s’envole vers le ciel des Idées, ça enivre. Sans doute nage-t-on en plein délire, mais pourquoi pas ? Après tout, la poésie a bien partie liée avec l’ivresse et le délire, ces moments où le sujet passe à la marge, où autre chose se passe que la vérité, la politique, les relations humaines normalement pensées et acceptées. En même temps, on … Continuer de lire Poésie du dimanche (24) : Notes sur la lecture, la critique, l’effort intellectuel
[extrait modernisé de la trente-deuxième nouvelle de L’Heptaméron de Marguerite de Navarre] Le roi Charles, huitième du nom, envoya en Allemagne un gentilhomme nommé Bernage, seigneur de Civré, non loin d’Amboise. Pour se montrer diligent et parcourir rapidement sa route, … Continuer de lire La femme et le crâne (brève lecture au jour des morts)
Sentir son cerveau se vider. Laisser son regard aspirer les couleurs anémiées. Au bout de trente minutes, ne plus savoir de quoi ça parle. Se demander si vraiment dans le film qu’on regarde la tension sexuelle est portée par un … Continuer de lire L’effet Rohmer