Querelles d’appréciations littéraires

La deuxième partie de l’oral de français met en jeu l’appréciation personnelle d’une oeuvre lue dans l’année. Un problème vient du fait que les livres étant très nombreux (plus de 50 possibilités dans mes descriptifs), le correcteur, ayant reçu les listes de texte seulement un ou deux semaines à l’avance, ne peut pas tout tout lire, puisqu’il y a souvent des œuvres, notamment dans les best-sellers contemporains, que nous n’avons jamais lus. Cela entraîne une difficulté dans la composition des questions et surtout des biais dans la notation. Un deuxième problème est celui de l’appréciation littéraire. Évidemment, nous notons sur … Continuer de lire Querelles d’appréciations littéraires

Depuis une salle de classe

Parmi mes premiers poèmes, écrits vers mes seize ans, les thèmes de la chambre et de la salle de classe s’entremêlaient : deux lieux clos, oppressants, dont l’urgence était de sortir. Les textes contenaient bien sûr un romantisme du grand air teinté de vague écologie, et se perdaient en lamentations sur la modernité malheureuse. Plus tard on devient adulte et on comprend qu’avec de bonnes aérations, une chambre et une salle de classe peuvent être des lieux agréables. Je n’ai quitté ni l’une ni l’autre, et n’en suis pas malheureux, même s’il faut un passage au grand air de temps … Continuer de lire Depuis une salle de classe

Ouvrir février

Dans tous les sens (5) Diogène Laërce attribue à Thalès l’organisation de l’année en 365 jours et en quatre saisons. Que faire de cette information ? ** De fil en aiguille, je découvre que Thalès n’est pas le découvreur du théorème qui porte son nom, ni Pythagore du sien. La première formulation écrite se trouve à chaque fois dans les Éléments d’Euclide, mais la découverte et l’utilisation se perdent dans les centaines d’années précédentes : Égypte, Babylone, Mésopotamie. Que faire de ces informations ? ** Il fait gris, puis bleu, puis gris. Je clos Un Peuple de Stéphane Bouquet. J’en … Continuer de lire Ouvrir février

Note sur Verlaine

Comme je tiens depuis des années des journaux de lecture en ligne, je me suis rendu compte d’un phénomène dans mon rapport à certains livres, souvent comptés parmi les œuvres de référence : un rapport de respect, sans aucun attachement affectif. Cette fracture dans l’appréciation de l’œuvre m’a d’autant plus marqué dans ma relecture récente des œuvres poétiques de Paul Verlaine, que je n’avais pas du tout apprécié à dix-sept ans, alors que j’admirais Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont. À l’époque, je crois que je n’avais, pour tout dire, pas compris grand-chose. Aujourd’hui, avec plus de maturité et du recul technique, je … Continuer de lire Note sur Verlaine