Quelques livres

1. Poésie et sur la poésie au cours de février Avec, tout d’abord, un beau livre de Pierre Vinclair, dont vous connaissez peut-être l’excellente revue Catastrophes, ou le récent blog personnel, qui est une mine de réflexion pour tous ceux qui s’intéressent à la poésie contemporaine. « Vie du poème » se lit comme le roman d’une écriture. Ce livre arrive à rendre inopérante la différence entre théorie et pratique. Ceux qui aiment les essais sur la poésie y trouveront leur bonheur. Ceux qui aiment les cahiers d’écrivains également, bien que sous une forme contournée. À titre personnel, comme je l’ai déjà … Continuer de lire Quelques livres

Printemps des Pouets

Le débat sur le parrainage du Printemps des Poètes par Sylvain Tesson nous a d’ores et déjà offert suffisamment de textes pour réaliser toute une thèse sur le sujet. La pétition de 1200 poètes contre ce parrainage, dans Libération, en fut le point de départ. Il y eut ensuite la torrent d’injures dans les médias de droite (Figaro, Valeurs actuelles, Le Point…), mais surtout des interventions ponctuelles, beaucoup plus intéressantes : Claro, Adeline Baldachino, Frédéric Forte, William Marx, André Markowicz, entre autres. Beaucoup n’ont tout simplement pas compris pourquoi le choix de Sylvain Tesson avait été fait. Il est en … Continuer de lire Printemps des Pouets

Bribes du 15 novembre 2023

Je ressens désormais comme une forme de devoir de publier sur ce blog. Cela n’a pas vraiment de sens, mais se rapproche peut-être du « Il faut travailler » de Tchekhov. L’écriture est bien vaine, on ne sait ni pour qui ni pour quoi on écrit (sauf quand on invente des formules aimables pour journalistes ou pseudo-poètes), mais s’il y a une infime possibilité qu’écrire améliore quoi que ce soit dans l’esprit de l’auteur ou du lecteur, alors cela vaut la peine. Depuis longtemps déjà j’ai du mal à lire de longs ouvrages. J’en ai déjà fait état ici : cela date de … Continuer de lire Bribes du 15 novembre 2023

Note sur Théodore de Banville

Théodore de Banville fait partie des poètes oubliés les plus connus. On connaît son nom tantôt par l’intermédiaire de son amitié avec Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé et Paul Verlaine, mais surtout pour avoir accueilli Arthur Rimbaud lors de l’arrivée de celui-ci à Paris, -et plus encore pour les lettres et les dédicaces que lui adressa Rimbaud dans la première partie de son œuvre, avant de renier son influence. En somme, il semble le vaincu du quadrige moderne : Baudelaire, Rimbaud, Verlaine et Mallarmé sont devenus les figures du canon littéraire. On retient aussi Gautier pour Émaux et Camées, dont la … Continuer de lire Note sur Théodore de Banville