Bribes du 15 novembre 2023

Je ressens désormais comme une forme de devoir de publier sur ce blog. Cela n’a pas vraiment de sens, mais se rapproche peut-être du « Il faut travailler » de Tchekhov. L’écriture est bien vaine, on ne sait ni pour qui ni pour quoi on écrit (sauf quand on invente des formules aimables pour journalistes ou pseudo-poètes), mais s’il y a une infime possibilité qu’écrire améliore quoi que ce soit dans l’esprit de l’auteur ou du lecteur, alors cela vaut la peine. Depuis longtemps déjà j’ai du mal à lire de longs ouvrages. J’en ai déjà fait état ici : cela date de … Continuer de lire Bribes du 15 novembre 2023

Note sur Théodore de Banville

Théodore de Banville fait partie des poètes oubliés les plus connus. On connaît son nom tantôt par l’intermédiaire de son amitié avec Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé et Paul Verlaine, mais surtout pour avoir accueilli Arthur Rimbaud lors de l’arrivée de celui-ci à Paris, -et plus encore pour les lettres et les dédicaces que lui adressa Rimbaud dans la première partie de son œuvre, avant de renier son influence. En somme, il semble le vaincu du quadrige moderne : Baudelaire, Rimbaud, Verlaine et Mallarmé sont devenus les figures du canon littéraire. On retient aussi Gautier pour Émaux et Camées, dont la … Continuer de lire Note sur Théodore de Banville

Lave

de longues couléesde lave se transforment en bouepuis la boue en lavetu regardes le phénomène d’en basil te paraît métaphorique mais tu ne sais pas de quoicela vient peut-être d’une phrase de Ginsberg-Bob Dylan dit que parler avec Ginsberg était comme consulter l’oracle de Delphes-où en étais-jetu regardes un volcanle Stromboli sans doute-j’ai connu Stromboli d’abord comme nom de cheval-pas de fumée sans feu : proverbe complotistemétaphore facile : le volcan comme jaillissement, sublime et dangereux tu y vois surtout l’indifférence des catastrophes et après la coulée de lave ayant tout détruit, l’île a gagné en superficie :quelqu’un tire toujours … Continuer de lire Lave

Roue libre (3 février 2023)

Il fallait bien que la fatigue revienne, que les jours s’étirent à nouveau dans le vague. Tout le monde est fatigué, l’époque est fatiguée. On rêve de quitter la cohorte des fatigués pour retrouver l’élite des reposés, on craint de tomber dans le sous-sol des épuisés. Et les questions demeurent irrésolues : « Suis-je fatigué à cause d’un trouble interne ou d’un trouble externe ? Existe-t-il une solution personnelle pour tordre le cou à ce trouble ? Quelle est la place que prennent les crises mondiales (écologiques, sociales, éducatives) dans le fond de ce sentiment ? » On oscille entre haine de … Continuer de lire Roue libre (3 février 2023)