Clathre, ou cœur de sorcière : champignon polygonal, rouge corail, immangeable et nauséabond, visiblement utilisé par les sorciers médiévaux.
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Suite de Padovan : P(n) = P(n – 2) + P(n – 3). Concurrence du nombre plastique avec le nombre d’or. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le « nombre plastique » fournit un modèle pour le développement végétal.
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1935 : Congrès des écrivains pour la défense et la culture, organisé par les communistes. Ilya Ehrenburg traite les surréalistes de « pédérastes ». André Breton le gifle. Les surréalistes sont exclus. René Crevel est le seul homosexuel notoire de la bande. Rentré chez lui, il se suicide.
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Écriture dilacérée, « éponger à toute vitesse les yeux et les yeuses » (Étienne Vaunac).
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Toute une fête dans les halliers, les troènes.
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Centenaire de la mort de Rilke, dans l’année qui suit les 150 ans de sa naissance.
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Quand les arbres ont des gélivures (fissures du bois dans le sens radial), les bûcherons ne les coupent pas, car ils sont inutilisables en scierie. La blessure protège.
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On tente de bâtir des cairns ; on se retrouve avec des clapas.
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Il faut imaginer les Érynies venant tourmenter l’Oreste contemporain en lui criaillant : « N’as-tu pas honte de tout ce confort qui entraîne du réchauffement climatique ? Ne te sens-tu pas coupable de toute cette pollution ? »
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De même que « brimborion », « pulvérulent » est un mot que je retrouve comme un vieil ami.
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« Le monde réel », comme si cette formule avait un sens.
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Conseils de classe de 3e bien passés.
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Fela Kuti, Cesária Évora, Manu Dibango.
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Faire partie, comme le demande Fernando Pessoa, des « grands hommes d’inaction ».
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Des machines discursives soutiennent
des machines de guerre. Phrasé
politique pénible, inspirations
désespérantes. L’événement dé
chire la manière dont nous con
cevons nos activités. En quelle
langue souffrez-vous ?
Bonjour, merci pour ces beaux fragments.
Un petit doute cependant sur celui sur Crevel. Comme tous les suicides, j’imagine, le sien a des causes plus complexes : une tuberculose qui venait de rechuter et de passer en phase terminale, la femme qu’il aimait à ce moment repartie en Argentine et, certes, une vraie désillusion politique
Si le sujet vous intéresse, désolé pour l’auto-promotion, j’ai commis un petit livre sur Crevel, aux belles éditions Abrüpt
https://abrupt.cc/marc-verlynde/crevel-cenotaphe/
Pas certain qu’il soit le seul homosexuel : Gide présidait ce congré, certes on le dirait aujourd’hui plus pédophile.
Mais, ne changez rien, le fragment est bien plus frappant ainsi qu’avec des précisions de spécialistes comme celle de préciser que Crevel ne signa que quelques poésies oubliables, alors que ses romans.
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Oui, bien sûr, un suicide a presque toujours des causes multiples. Il me semble aussi que Crevel avait assisté au suicide de son père. Lors de l’enquête des surréalistes (1925 ?) intitulée « Le suicide est-il une solution ? », il était également celui qui répondait le plus positivement…
Merci pour le lien. Je ne savais pas que c’était vous qui l’aviez écrit ! Je suis les éditions Abrüpt depuis un petit moment, c’est toujours un plaisir de lire ce qui s’y publie.
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Oui, selon la légende, sa mère l’aurait traîné, à quatorze ans, devant le cadavre de son père pendu. Dans ses romans, Détours et La mort difficile, avec un humour féroce, il réécrit ce suicide comme il décrira le sien, dans Mon corps et moi, avec une très grande précision. Mais qu’en déduire ? Reste sans doute sa phrase assez célèbre : « Au reste, la hantise du suicide est la pire et la meilleure garantie contre le suicide. »
Quelle belle idée de suivre les éditions Abrüpt. Sans doute connaissez vous aussi leur revue (error.re) pour laquelle il m’arrive, trop rarement, d’écrire.
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Oui, j’y suis abonné également, c’est un plaisir de recevoir cela en début de mois.
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