Fragments, 4 mai 2026

Dans mes cahiers, des passages tristes, puis un retour à la naïveté. Je n’ai pas atteint la distance des objectivistes que j’apprécie. Je suis resté un énième romantique oscillant entre enthousiasme et mélancolie.

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Des abîmes.

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La rhétorique de Trump est en vérité toute classique : c’est la rhétorique obscurantiste. Il se contredit sur la guerre en Iran ? Pas plus qu’Henri III durant la guerre civile du XVIe siècle.

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Lire les mémorialistes affranchit entièrement de l’idée que quoi que ce soit, en matière politique, ait pu être « mieux avant ». Cela fait aussi comprendre pourquoi les philosophes se sont enthousiasmés pour la Révolution Française : il y avait l’espoir de sortir du chaos intégral qu’était l’Ancien régime.

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XVIe siècle : heureusement, il y eut les Marguerite pour remonter le niveau des Henri.

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Accumulé, dans la « pile à lire », des dizaines de romans pris en boîte à livre. Ils ne m’attirent pas particulièrement, mais ils sont là, ce serait bien de les lire. Cela fait écran aux livres de poésie et aux essais que je voudrais avancer.

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Pour la première fois depuis un moment, détachement complet vis-à-vis des statistiques de lecture.

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Plus les années passent, plus je suis sensible au bruit.

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Les élèves de 3e bûchent sur un extrait d’Antigone de Jean Anouilh. Pas mon texte préféré, mais marche bien. Arriver à rendre performant pour l’examen, tout en maintenant des perspectives plus larges que la performance à l’examen. Difficile.

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Presque pas de tâches à accomplir cette semaine. Impression de libération, sans doute due aux week-ends prolongés.

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Lecture de Toni Morrison, Sula.

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Acacias en fleurs.

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